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A marche forcée : le choix d’un monde en décomposition 

  • Photo du rédacteur: Claire Peltier
    Claire Peltier
  • il y a 6 jours
  • 6 min de lecture

Soyons honnêtes, que l'on soit pour ou contre chaque pion qui est avancé sur cet échiquier, chaque déclaration, chaque mouvement de révolte, chaque réponse à ces révoltes, on ne peut pas faire l'impasse sur le côté déstabilisant, perturbant, questionnant de ce qui se passe dans le monde, et particulièrement depuis le début de l’année. 



Une impression de fin de cycle, ou de fin de monde ? Fin d’un certain monde en tout cas, fin des repères tels que nous les avons connus. Et la question qui en découle, que nous nous posons sous différentes formes : comment j'avance, moi, dans tout cela ? Qu’est-ce que j’en fais ? Quels sont mes repères ? Que mettre en place pour mes enfants ? Quelles décisions prendre pour faire tourner mon entreprise, comment faire face à tout ce que je dois gérer ?


Depuis quelque temps, il m'apparaît comme une évidence que ce que nous traversons collectivement et individuellement nous demande d'aller chercher nos ressources intérieures, voir plus loin. Il faut laisser émerger ce qui demande à venir à la conscience. Et cette demande, parfois impérieuse, parfois exigeante, nous laisse peu de choix. Elle nous emmène à marche forcée à travers le chaos.


Pour avancer, et comprendre ce qui se trame, il nous faut regarder ce qui résiste, pour nous permettre de trouver notre chemin, il va falloir deviner ce qui se joue derrière les tensions, ce qu’elles nous disent, de nous, de notre humanité, de notre environnement.


Observer le miroir de nos illusions se briser


Ce que nous vivons collectivement n’est pas une crise passagère, mais un tournant, une révélation brutale : celle de nos propres failles, de nos peurs, de notre refus de voir, de ce qui est important pour nous. La polarisation n’est pas un hasard. Elle est le symptôme d’une part d’humanité qui, plutôt que de se confronter à ses ombres, préfère développer un ego tout-puissant, s’accaparer tous les pouvoirs. Cela nous pousse à prendre position.


Nous assistons à une polarisation intense, des extrêmes, quelques personnes qui veulent s’accaparer les ressources, l’économie, vos dépenses (votre énergie) pour s’enrichir toujours plus, avoir ce qu’ils veulent, au détriment des autres.


On remarque bien une tendance : il faut s’imposer, il n’y a plus de discussion possible, elles ne sont plus souhaitées : c'est la loi du plus fort. Il n’y a que la volonté d’un pouvoir absolu (égotique), de régner en maître, de garder la maîtrise à tout prix, l’autre n’a plus de place, son avis n’est pas écouté, ses protestations sont traitées avec mépris et écrasées, souvent dans la violence (physique, verbale, émotionnelle, mentale). La force égotique de moi tout-puissant en roue libre.


Les technologies et l’Intelligence Artificielle nous séparent toujours plus, intérieurement et extérieurement. On ne sait plus distinguer le vrai du faux, qui dit quoi, le flou règne en maître, et derrière lui, celui qui le manipule.


La politique nous divise, nous brandit des peurs en plus des menaces, nous force à rentrer dans un cadre qui ne servira qu’à quelques-uns, qui laisse les autres exsangues, perdus. La politique du reste n’a plus de sens, puisque l’on a des États, et des supra-États, qui sont privatisés, aux mains de ceux qui détiennent les clés de la finance, des flux et de cette manne à laquelle il n’est pas possible de renoncer. Puis, il y a les guerres, des peuples en révolte, qui n’en peuvent plus des systèmes qui leur sont imposés et ne leur ressemblent pas. 


Pour autant, je ne suis pas défaitiste, je pense que tout cela se fait pour une raison, et que nous pouvons changer les choses. Ce que nous traversons est le reflet de notre intériorité, et c'est complexe. Lorsque quelque chose se tend, se fissure, c'est que quelque chose d'autre demande à émerger, à venir à la conscience pour nous faire trouver notre centre, notre pouvoir (un pouvoir qui est une force intérieure, pas un pouvoir qui écrase l'autre).


Observer ce qui cherche à émerger : la voie de la conscience


La solution n'est pas politique - nous voyons bien que nous votons pour élire des personnes qui mettent en place leurs programmes, leurs agendas, peu importe ce que disent ceux qui votent. Elle est en chacun de nous.


Ces fractures sur différents plans, dans des contextes bien différents, sont pour moi le chaos à l'œuvre. Mais le chaos est créateur, il est une force puissante qui permet à la conscience d’émerger, de faire sa place. 


Comme l’humain est paradoxal, qu’il n’apprend que dans la difficulté, la souffrance, la vie nous y amène de gré ou de force afin que nous puissions aller chercher nos ressources, ce que j’appelle notre pouvoir intérieur. Se faire face à soi-même, face à son ombre, comme nous faisons ici face à l’ombre du monde, l’ombre collective, et faire le tri, décider de notre posture, de ce vers quoi nous voulons aller. 


C’est cela que nous demande cette année 2026. Il n’est pas question de tout décider et tout trouver immédiatement mais de se poser la question, et de commencer déjà à poser des actes. Chacun à sa mesure, dans ce que nous faisons, dans ce que nous sommes, dans nos différents rôles.


Au vu de ce que le monde nous envoie cette année, je ressens clairement que ce qui demande à émerger (et la voie à suivre pour ne pas se laisser happer) c’est :


  • De nouvelles bases qui demandent à être posées, et enlever ce qui n’est plus à jour, ce qui nous dessert, là où nous perdons de l’énergie, et ouvrir un ou des espaces afin d’explorer d’autres façons de faire.

  • Une polarité essentielle à rééquilibrer à mon sens est les énergies masculines et féminines. Fini la loi du plus fort, de celui qui écrase, il devient urgent d’inviter la créativité, la nature, l’inclusion, la collaboration.

  • Il va être essentiel de tisser du lien, avec de l’humain, du vrai, dans l’écoute et l’acceptation de l’autre.

  • De la coopération, des partenariats, du faire/ construire ensemble, aligné sur des valeurs communes,

  • Alors que tout nous fragmente, il est essentiel de se recentrer, ne pas se laisser mener par le virtuel, mais reprendre son pouvoir, choisir, devenir conscient, se relier au vivant. et pourquoi pas se servir de certaines technologies pour nous aider à créer et partager. L'intention reste à mon sens primordiale.

  • Là où s'expriment des égos tout-puissants, que chacun regarde le sien, et le calme en ne laissant pas nos blessures, notre sensibilité, nos croyances prendre le dessus et faire de nous ce qu'elles veulent. Au contraire, laisser émerger son vrai soi.

  • Il est aussi question de clarté : plutôt que de poursuivre n’importe quoi et des illusions qui nous séparent, il est important de revenir à soi, ce qui nous importe, d'être clair sur ses intentions et agir dessus. Cette année 1 nous demande de trancher, être soi, et donc déjà, savoir qui l’on est, au-delà de l’ego et des croyances.

  • Lorsque les certitudes tombent, la compétence essentielle devient celle de s’adapter, être capable de traverser l’inconfort. Et plus que ça, en comprendre le sens : car l’inconfort nous fait grandir. Acceptons-nous de grandir ? 

  • Ralentir devient essentiel. Pas parce que c’est tendance, mais pour aller en profondeur, s’ouvrir à la conscience et être intentionnel. Car ces changements, si l’on veut bien les poser, demandent un peu de temps pour être clair, essayer, poser ce que l’on veut.

  • La voie pour changer le monde n'est pas politique, mais faite d'individus qui s'unissent et trouvent une nouvelle forme de collectif, qui osent avancer à tâtons parfois, qui osent essayer de changer les choses.


Derrière le brouhaha ambiant, il y a un espace pour les révolutionnaires tranquilles, ceux qui aiment faire moins de bruit, mais faire ce qui est leur essentiel.


Alors je vous invite à prendre un moment pour poser tout cela, que ça ne reste pas du vent, et posez ces éléments : quelles sont vos nouvelles bases ? Quels éléments avez-vous écartés ? Quelles sont les difficultés que vous traversez ? Qu’est-ce que vous pouvez en tirer, qui demande à venir à la conscience ? 


Je vous souhaite en ce début d'année de trouver votre juste espace et de tisser du lien.


With love,


Claire


Si on ne se connait pas, j'aide les personnes en quête de sens qui se sentent appelées à changer le monde à se libérer de ce qui les retient afin qu'elles puissent mener une vie, exercer un leadership et laisser un héritage qui reflètent pleinement qui elles sont. Si ce message résonne, si vous aimez l'idée de partenariats, parlons-en : contactez-moi en MP.

 
 
 

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